Le 18 décembre, les partenaires sociaux bruxellois1 rencontraient le Gouvernement régional et lui remettaient un document de réflexion sur le développementéconomique et l’emploi, en écho notamment à la déclaration gouvernementale sur l’emploi de la rentrée 1997.
Une partie de leurs réflexions est axée sur les objectifs des politiques d’emploi.
> Pour maintenir les entreprises à Bruxelles, il s’agit d’améliorer la qualité de la main d’oeuvre en jouant sur le système éducatif en général, etsur la formation continuée en particulier. En prenant pour interlocuteurs les secteurs, la Région doit «insuffler une dynamique de qualification interne au sein desentreprises».
> Fidèles à leurs mots d’ordre respectifs, les syndicats réclament une redistribution généralisée du temps de travail, tandis que les représentantsdes patrons et des classes moyennes n’acceptent de poser la question qu’au niveau de l’entreprise, et en lien avec une réduction des coûts du travail.
> L’exploitation de gisements d’emploi, services de proximité et développement local notamment, doit s’incrire dans une perspective de développement économique, et doncêtre examinée avec les partenaires sociaux.
> Une évaluation des mesures régionales d’incitation à l’embauche doit vérifier les apports de celles-ci en termes de création d’emploi.
> Augmenter l’ «attractivité» des chômeurs bruxellois, comparativement à celle des chômeurs Wallons et Flamands, pour les entreprises installées dansla région, doit constituer l’objectif de la politique de formation professionnelle. Différents points sont évoqués : connaissance fine de l’évolution desmétiers, uniformisation des statuts des stagiaires, parcours d’insertion, clauses sociales dans les marchés publics.
> Lutte contre le travail au noir, recherche de complémentarités entre l’Orbem et des opérateurs privés dans la gestion du marché de l’emploi, etévaluation du contrat de gestion de l’Orbem.
1 Conseil Economique et Social de la Région de Bruxelles-Capitale (CESRBC), rue Marché aux Poulets 7 à 1000 Bruxelles, tél. : 02/5505 11 81, fax : 02/502 39 54.

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