Depuis janvier 97, la commune de Philippeville travaille sur un projet-pilote d’inventaire des immeubles abandonnés sur son territoire1. Cette initiative lui a permis de répertorier30 immeubles abandonnés et de dresser plusieurs constats.
Tous les propriétaires concernés ont été avertis. Cependant, dans la législation actuelle, rien n’autorise la commune à visiter les habitations, si bien quel’accès lui a été refusé pour certaines. En dernier recours, le Bourgmestre peut toujours faire valoir son droit de police, ce qu’il n’a pas encore fait jusqu’ici.
Il est vrai, reconnaît-on à la commune de Philippeville, que l’emploi du terme « réquisition » est très péjoratif et reste associé, dans l’esprit de certains,à la période de la guerre.
L’inventaire a néanmoins été un incitant pour l’entretien des immeubles abandonnés : 3 maisons sur les 30 ont déjà été vendues, et une4ème est en passe de l’être.
Parmi les immeubles restants, peu sont habitables. La commune s’engage à faire les travaux de rénovation. Les premiers loyers seront payés à la commune qui les reverseraau propriétaire, une fois la dette apurée auprès de la commune. Les immeubles réquisitionnés seront destinés aux familles à revenusmodérés 2.
A l’heure actuelle, 5 immeubles ont été réquisitionnés et une 6ème réquisition est en cours. Sur les 5 avis de réquisition, 3 propriétaires ontmarqué leur accord, tandis que deux autres s’y sont opposés. Le Bourgmestre a estimé que leurs motifs ne sont pas valables. Cette affaire, première du genre, serabientôt traitée par le Juge de Paix. Elle devrait faire jurisprudence.
1 Sources : Administration communale de Philippeville – Grand’Place 12 à 5600 Philippeville, tél. 071/66 87 68.
2 Il ne s’agit pas obligatoirement de chômeurs ou de minimexés.

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